Architecture Corse

L’architecture traditionnelle de l'île de beauté

Le village typique

Beaucoup de communes ont en Corse, la taille de cantons du continent. Ce sont des unités administratives. La vie de tous les jours a lieu à l’échelle du village ou du hameau. Dans certains villages typiques, l’emplacement des maisons est judicieusement disposé en blocs familiaux organisés, malgré une première impression de désordre. Certaines maisons sont réunies entre elles, par des passages couverts et de magnifiques ruelles empierrées en escalier, les séparent. Dans certains villages, on remarque encore un vieil habitat noble qui était une maison forte appelée« casa torra », qui se prévalait, comme son nom l’indique, de défendre la communauté.  communautaire.

La maison corse

La maison traditionnelle « a casa », abritait autrefois la famille, au sens le plus large du terme. Elle présente, dans l’ensemble de l’île, une même partie de simplicité et de sobriété. C’est une maison bloc, à quatre pans, construite en pierre, avec les matériaux locaux : bloc de schiste dans le nord, de granit dans le centre de l’île, et dans le sud, du calcaire à Bonifacio. Elle est souvent crêpie à la chaux. Les escaliers ne sont  que de simples échelles extérieures, permettant un plus grand espace intérieur aux familles si nombreuses à l’époque. L’intérieur se compose le plus souvent, d’un rez-de-chaussée, pouvant abriter quelques bêtes et des outils de travail, et d’un étage d’habitation, voir de deux. Dans la vaste pièce centrale où trônait le «  fucone », feu centrale ouvert, autour duquel se rassemblait la famille, le plafond est constitué par une claie, sur laquelle sèchent les châtaignes. Le mobilier jusqu’au XIXe siècle, était très réduit, on connaissait seulement le coffre à bois comme meuble de rangement. La maison est ce à quoi, le Corse tient le plus, il répugne à la vendre, ni même à la louer.

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Le pont génois : souvenir de la domination

On désigne sous ce terme général, tous les ponts tant soit peu anciens de l’île. En fait, un certain nombre d’entre eux, datent de la période de pisane, à partir du XIIIe siècle. Ces ponts sont caractérisés par une arche unique et une étroite chaussée empierrée, à la brisure accentuée. La hauteur de leur arche et de leur situation, à un endroit large, du cours d’eau, sont calculées en prévision des crues toujours subites et violentes, sous ce climat méditerranéen.


Le nombre de ces ponts témoigne de la réorganisation économique de l'île lors de la domination génoise. Ces ouvrages d'art ont été fondamentaux pour le progrès car routes et ponts deviennent alors indispensables au transport des principales productions de l'île : le blé, le vin, l'huile, d'olive et les châtaignes qui sont les bases de la nourriture et de l'économie de l'île

Les bergeries des transhumances

Elles sont éparpillées ici et là dans la montagne et jusqu’en bas des plaines, certaines abandonnées, mais abritent encore de mai à octobre, quelques bergers et leurs bêtes, pendant la transhumance. Ce sont de grossières constructions, aux murs faits d’un assemblage de pierres, sans mortier. Quelques troncs servants de poutres, soutiennent un toit, de bardeaux, lestés de pierres. Devant la cabane, s’étant une courette _où le berger confectionne le fromage dont le bruccio_ des parcs pour la traite des chèvres ou des brebis, et des caves saloirs. Là, les fromages sont disposés sur des étagères pour l’égouttage et le salage.

Des fontaines pittoresques

Au bord des chemins, ou dans les forêts, et souvent à l’entrée des villages, de magnifiques fontaines pittoresques, composées de galets lisses, nous rappellent que cette île est particulièrement riche en eau, par rapport aux autres îles de la méditerranée. En effet, la Corse est l’île la plus verte de Méditerranée.