Idée visite Corse du Sud

Idées de découvertes en Corse du Sud

Trois grandes curiosités justifient à elles seules le Voyage en Corse du Sud :
Les Calanches de Piana avec le Golfe de Porto, le col de Bavella, et le site de Bonifacio. Mais l’île recèle mille et uns endroits fantastiques à découvrir et il n’est malheureusement pas toujours possible de tout voir. Voici, un aperçu des plus belles richesses de la Corse.

L a Forêt d’Aïtone et son îlot de fraicheur


Elle est considérée comme un des plus belle de l’île. Englobant celle de Lindinosa, elle représente un îlot de fraîcheur apprécié. Le pin Laricio compose 55 % de son peuplement avec des sujets âgés de 200 ans et atteignant 52 m de hauteur et 95 cm de diamètre. Les autres essences sont le hêtre, le sapin pectiné, le pin maritime. Dans les sous-bois se cueillent des fraises des bois, des cèpes, des morilles, des bolets et girolles en automne. Quelques sangliers, mouflons, renards, loirs fréquentent la forêt.
Un circuit en forêt permet d’apercevoir le golfe de Porto et l’on peut atteindre les cascades d’Aïtone, en prenant à 4 Km, au bord-est d’Evisa, sur la D84. On descend jusqu’au torrent d’Aïtone, dont les eaux coulent en cascades successives, par-dessus d’énormes blocs rocheux. Certains creusés par la force des eaux, forment de véritables piscines, aux eaux claires et fraiches.
D’autres excursions vous emmèneront au col de Salto et Cocavera pour admirer de splendides paysages. D’autres forêts comme celles de Bavella, de l’Ospédale, sont tout aussi remarquables.

Au cœur des gorges de la Spélunca


Ce célèbre ravin a été creusé par le ruisseau d’Aïtone et la rivière de Tavulella, dont les eaux grossies par celle de l’Onca, forment le Porto.
Quitter Evisa par la D84, pour rejoindre Porto : cet itinéraire permet de découvrir le massif montagneux, qui sert d’écrin au golfe de Porto. Les vues sur les gorges sont impressionnantes, multipliées par l’ampleur des perspectives et l’intensité des couleurs, des roses en particulier, qui donne son inimitable éclat, à cette promenade d’une durée de 3 heures en voiture.

La Réserve Naturelle de la Scandola : unique…


Créée en 1975, Scandola fut la première réserve Naturelle Française, à double vocation : maritime et terrestre. Elle fait partie intégrante du Parc Régional. L’érosion marine et la résistance des différentes roches ont donné naissance, à des paysages grandioses, où Balbuzard pêcheurs ont construit leur aire. Sur les falaises rouges, s’accrochent la végétation et la transparence et la pureté de l’eau permet le foisonnement de la vie sous-marine. La réserve est également un lieu d’étude d’oiseaux rares, qui séjournent ou nichent à Scandola et en font un site d’intérêt exceptionnel : balbuzards pêcheurs, cormorans huppés, faucons pèlerins, puffins cendrés…
La visite ne se fait qu’en bateau, au départ de Calvi, Porto, ou Ajaccio.

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Les calanches : la splendeur à l’état pur:

Guy de Maupassant disait « ces surprenants rocher semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemards, pétrifiés par le vouloir de quelque dieux extravagants ».

La D 81, traverse les calanches sur 2 km. De la terrasse du chalet, on peut apercevoir plusieurs rochers à la silhouette évocatrice : à gauche la tortue ; à droite

l’aigle et la confession ; sur un promontoire dominant la mer, l’évêque trônant la crosse à la main et 200m après le chalet en direction de Porto, a gauche, la tête de Poincaré, en sur plomb sur une falaise.

L’excursion d’une heure, emprunte un chemin d’accès, à droite de la tête du chien, à 700m au nord du chalet. Ce sentier est le seul qui pénètre dans l’intimité des calanches. A travers un dédale de rochers patinés par le soleil, envahis par le maquis et les arbousiers où émergeant de la végétation, il descend vers Porto. Puis il remonte légèrement jusqu'à une plate-forme, faisant face au château-fort, imposant bloc de granit évoquant un donjon. De là, une vue splendide embrase tout le golfe de Porto et de Girolata.

A la sortie des calanques, en direction de Piana, n’oublions de s’arrêter pour observer le fameux cœur creusé à l’intérieur du rocher des amoureux, avant de prendre à pied le chemin muletier, qui domine la route des calanques, loin du tumulte des voitures.

Le golfe d’Ajaccio, simplement féerique:

Le golfe d’Ajaccio large de 17 kms, est un lieu privilégié, pour les touristes, regroupant à lui tout seul, une cinquantaine de criques et plages.

En effet, la douceur de ses rivages, son calme et l’harmonie de ses couleurs, sont à l’origine de sa célébrité. Sa rive sud se découpe d’anses et de baies isolées, par des presqu’îles rocheuses. La presqu’île d’Isolella avec ses énormes blocs de rochers aussi gros qu’une maison, offre à elle toute seule, des ballades pleines de poésie et de surprises. Ces rochers sont visibles à une trentaine de kms. La pointe de la Parata, à côté des Sanguinaires, est un promontoire de granit noir, surmonté de la Tour de la Parata, édifié par les Gênois. Le chemin qui la prolonge, permet de gagner l’extrémité de la pointe, qui offre une vue rapprochée sur les Iles Sanguinaires. Au soleil couchant, ces îlots rocheux, se parent d’une chaude couleur ocre rouge qui embrase aussi le rocher du Gozzi, promontoire rocheux de 777 m, dominant le golfe d’Ajaccio, et les montagnes alentours, enneigées ou non. Le spectacle devient grandiose.

Filitosa et ses secrets d’un autre âge:

Ce site découvert en 1946 offre une synthèse des origines de l’histoire en Corse : période néolithique, mégalithique, torréenne puis romaine. Ce site a été classé par l’Unesco, comme l’un des sites culturels et artistiques, des plus importants au monde, pour la préhistoire. Filitosa possède un quart des menhirs découverts dans l’île, laquelle détient à elle seule, la moitié du patrimoine mégalithique de France. La visite est pleine de découvertes passionnantes, et de questions laissées sans réponse, avant de partir sur la route du sud, pour d’autres sites tout aussi mystérieux, perdu souvent au milieu du maquis.

 

Les falaises de calcaire : la ville en surplomb:

Les falaises taillées dans le calcaire, du pays Bonifacien, constituent l’une des attractions touristiques des plus surprenantes. En effet, la vieille ville, enfermée dans ses fortifications est juchée sur de magnifiques falaises blanches, hautes de 60 à 90 m, battues par le vent et les vagues souvent agitées. De la mer, la ville haute présente un aspect encore plus saisissant, avec ses vieilles maisons agglutinées, à l’extrémité d’une falaise dont la base est rongée par les vagues.
La promenade en mer de 45 minutes, dans les grottes marines, est la meilleure façon de découvrir les hautes falaises calcaires, qui forment le promontoire de Bonifacio. La ballade en mer, peut continuer jusqu’aux Iles Lavezzi, chaos de rocher blancs immaculés, qui restera une sortie inoubliable, à la découverte des petites criques et du cimetière marin.

Bavella : un massif, un col, des aiguilles…


Le massif de Bavella est le plus beau jardin d’aiguilles de la Corse : un monde minéral de structures et de formes complexes, qu’à miraculeusement épargnés, l’érosion. Certaines de ces aiguilles, atteignent même la hauteur prodigieuse de 900 m.
La rareté de sentiers, la profondeur des ravins et la complication du relief, produisent une impression certaine, d’éloignement et d’impénétrabilité bénéfique pour la faune et la flore sauvage.
De Conca, à pied, randonnée très agréable sur le GR20 : c’est le chemin traditionnel par lequel les gens de Conca se rendaient chaque été, à Bavella pour échapper au climat du littoral. Ce village d’été, fait de baraques de pierres ou de bois, construit sous Napoléon III, a été concédé par l’état aux habitants de Conca, pour venir y passer les mois chauds de l’été. La vue est splendide sur les aiguilles de Bavella, de part et d’autres des masses vertes de la forêt, crevée çà et là, par des pointes de granit rouge. Plus loin, au nord l’Incudine ; à l’est et au sud, la mer qui s’encadre entre 2 murs de roches rouges.
 
Les petits villages : laissez le charme agir…


Les petits villages authentiques, perles de l’île, sont souvent perchés, collés à la montagne et cachés dans leur écrin de verdure. Cent ans après, on s’aperçoit sur des clichés que le patrimoine de la plupart de ces villages a été entretenu avec soin. Il faut prendre le temps de s’arrêter dans ces villages, pour s’imprégner de l’âme corse, comme à Zonza, à Bocognano, à Ste Lucie de Tallano…Il ne faut pas omettre, non plus, des villes typiques, comme Sartène «  la plus corse des villes corses », ou Ajaccio, la cité impériale… Et si vous souhaitez plus de tranquillité, partez sur les routes de la Castagniccia, pour découvrir une multitude de petits villages et hameaux cachées dans les châtaigneraies, loin du tumulte des touristes, pleins de charmes en toute saison.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

LE PARC REGIONAL : JOYAU DE L’ILE.

Le Parc Naturel Régional de la Corse, s’étend sur plus du tiers de l’île, et englobe le cœur montagneux de l’île : massif du Monte Cinto, Monte Rotondo, Monte d’Oro, Incudine(…). A l’ouest, sa façade maritime longue de 80 km, est centrée sur les remarquables golfes de Porto et de Girolata et la presqu’île de Scandola. Ce Parc réunit les principales forêts du centre : Aïtone, Ospédale, Bavella, lac de Nino…Il a été créé, en 1972, avec la double mission de favoriser une meilleure connaissance et une vraie protection de la nature d’une part, de participer à une rénovation de l’économie rurale de l’intérieur de l’île, d’autre part.
Ce qui fait la richesse de ce Parc, c’est aussi sa faune et sa flore, unique, particulièrement riche, avec de nombreux sites inaccessibles favorable à son essor.